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Société Historique du Pays de Pévèle

3, rue Neuve - F59242 Templeuve

Tel : +333.20.34.98.52

Village du pays de Pévèle : Nomain


Le village fait partie de la Communauté de Communes de Pévèle Carembault.
Comptant 2464 habitants en 2010, il s’étend sur une superficie de 19, 11 km2. L’altitude varie de 28 à 58 m. C’est une des plus grandes superficies pour un territoire de Pévèle.
La commune est traversée par quelques ruisseaux : du Pont du Nid, du Bailli qui se jette dans le courant du Pont du Nid. Le courant de l’Hôpital sépare Orchies et Nomain.

Histoire
Le nom du village semble d’origine germanique et pourrait signifier « demeure de Namo ». La présence gallo-romaine est cependant attestée par de nombreux débris enchâssés dans les maçonneries de l’église ou retrouvés dans la fouille de son porche (voir annexe). L’archéologue Roger Félix situe une grande villa à Nomain. Son emplacement n’a pas été retrouvé.
Plus tard, il y eut plusieurs seigneuries dont la plus importante était celle du village. Puis celle de Lannay (voir plus loin).
Lors de la Révolution, le vicaire de la paroisse, l’abbé Louis Howell, également chapelain du château de Roupy, émigre puis revient à Nomain en 1796 et y vit caché. Il est dénoncé et arrêté. Il est guillotiné à Douai le 20 janvier 1799.
La ligne de chemin de fer reliant Lille à Valenciennes passe par le hameau de la Coquerie en 1869. Puis la ligne devant relier Douai à Tournai est décidée en 1855 mais ne sera mise en œuvre que longtemps après. Le tronçon Douai-Orchies est mis en service le 11 décembre 1880, puis celui reliant Orchies à Bachy est ouvert le 20 novembre 1883, passant par le hameau d’Ouvignies. Cette ligne verra son trafic peu à peu supprimé entre 1939 et 1980.
Lors des guerres de 1870 et de Crimée, 20 soldats natifs de Nomain vont être tués. Un monument près de l’église rappelle leur souvenir.
Durant la Grande-guerre un réseau de résistance est organisé et des pigeons assurent l’acheminement des messages aux alliés. En 1917, les résistants sont arrêtés et fusillés à la citadelle de Tournai : Henri Gaignet, Flore Lafrance, Georgine Bossuyt, Georges Rémy. 78 soldats de Nomain sont morts au cours de cette guerre. D’autres perdront la vie lors des conflits qui suivront. C’est un lourd tribut pour cette commune.

Les fermes
L’aspect général de Nomain reste très rural, avec de nombreuses fermes, de vastes étendues cultivées ou en pâturages. Certaines de ces fermes sont d’anciennes propriétés d’abbayes, comme la Carnoy et Herbaumez, appartenant à l’abbaye de Flines, du Chapitre, dite ici du Capit, Canonne, appartenant au chapitre de la cathédrale de Tournai, et Ouvignies appartenant à l’abbaye Saint-Martin de Tournai. Quelques beaux bâtiments ont été conservés.
En revanche, les moulins ont tous disparu : Foutry, du Bois-Jacob, Rousseau, Quintard, du Pont du Nid.

L’église Saint-Martin
Une église romane a existé en ce lieu. Le patronyme est le signe d’une présence gallo-romaine ou de la proximité d’une voie romaine. De cet édifice il reste la partie antérieure de la nef, transformée en porche au XIIIe siècle (voir annexe).

Le Temple
En 1824 un Temple destiné à abriter le culte baptiste est construit au hameau de Lannay. Ce qui déclenche l’hostilité d’autres communautés protestantes. Il est cependant conservé et continue à abriter le culte réformé. C’est une salle très simple, éclairée par des baies en plein cintre.

L’ancien château de Lannay ou château Cardon
Primitivement écrit Launais, le lieu est assez éloigné de l’église et se trouve sur plusieurs mottes entourées d’eau. En 1214, à la bataille de Bouvines, Jehan de Launais se bat aux côtés du comte de Flandre, Ferrand de Portugal. Un autre seigneur du lieu portant le même prénom est tué à la bataille d’Azincourt en 1415. Le nom évolue dans sa forme Lannay au XVIIe siècle. C’est alors une des propriétés des Montmorency. Sur la Carte des Frontières de 1773 on voit l’ensemble du domaine avec ses douves, ses jardins et ses bois. Rasé lors de la Révolution, le site est rebâti au XIXe siècle et devient le château Cardon. Quelques traces des douves sont encore visibles aux alentours de la maison actuelle.
Le château de Roupy n’existe plus (voir annexe).

Le Dieu de Pierre
A proximité de l’emplacement de l’ancien château de Roupy se trouve un fragment de calvaire en grès, qui semble avoir été posé originellement au sommet d’une colonne. Il paraît dater du XVIIe siècle. Sur une face se trouve le Christ en croix, de l’autre une Vierge à l’Enfant. Il est appelé le Dieu de pierre.

 

Patrimoine et Actualité de Nomain

 

L'église de Nomain
14 mai 2014

Une église avec des vestiges romains.
 

NomainEglise

Le château de Roupy
14 mai 2014

Un magnifique château aujourd'hui complètement disparu.
 

NomainRoupy

Bibliographie de Nomain
14 mai 2014

Liste des ouvrages parus sur Nomain.
 

BiblioNomain

Vierge du Dieu de Pierre
22 janvier 2018

Sur cet étrange calvaire, dont l'origine reste mystérieuse, on trouve d'un côté un christ en croix et de l'autre une vierge.